Le patois d'Arlon

Introduction

Que l'adaptation de ce livre d'Alfred Bertrang soit un hommage à ce petit homme qui centra sa vie sur le sevrice aux autres. Docteur en philosophie et Lettres, il fut professeur d'allemand à l'Athenée d'Arlon et échevin de l'opposition catholique. il fonda le musée archéologique et aida les enfants en difficulté pendant la guerre de 40-44 ... La Gestapo arrêta ce petit viellard boîteux et le mit en prison, il dût être relâché, car même certains collaborateurs l'ont défendu. Ce livre, issu probablement de sa thèse de doctorat fut publié en 1920 par l'Académie Royale de Belgique.

Les langues parlées à Arlon.

On entend parfois dire que le Mundart arlonais (patois arlonais) de jadis était la langue de l'Arelerland. Il y a de grandes chances que les arlonais aient de tout temps constitué une population hétérogène, résultat de multiples migrations suivie de mélanges. Il y eut des Celtes, des Romains, des Francs, des Germains, des Huns, des Bourguignons, des Allemands, des Juifs lorrains, sarrois, polonais, des réfugiés Français ... Chacun amena sa langue, sa religion et son parler. L'accent et les expressions de langage étant la résultante de ces mélanges ... Arlon fut récemment annexé par la Belgique (1839), et on tenta avec un certains succès de substituer patois et moeurs de la région wallonne au moeurs et parler local. Pour ce qui est de la paresse, la réussite semble assez parfaite (on peut voir ici combien j'apprécie les conquérants) ... Il serait simpliste de croire que ceci est la fin de l'histoire. On peut espérer d'autres péripéties, sans trop savoir ce qu'elles seront !

Après l'annexion de la ville, La Belgique décida d'y faire enseigner l'allemand et le français. Ce fut efficace. En effet, Albert Claude a écrit en recevant son prix Nobel (en 1974) qu'il a pu directement travailler dans un Institut de Recherche allemand grâce à l'allemand qu'il étudia à Athus. Ma grand mère, pure wallonne elle aussi, née dans une famille de fonctionnaires wallons avait appris à parler et à lire parfaitement bien l'allemand dès l'école primaire à Sterpenich et à Selingen (Sélange). Elle écrivait en Gothique. Son frère et elle parlaient et écrivaient aussi parfaitement bien le français: ils maniaient ces 2 langues, sans cet accent qui fait sourire les autres francophones ou germanophones des environs. Tous deux plaçaient de temps à autres un mot de patois dans la conversation pour faire un "peu couleur locale", mais ils ne connaissaient pas bien le patois.

Mes parents en plus du français parlaient le patois et l'allemand. Je connaissais le patois, mais mal. En travaillant Bertrang, j'ai ranimé d'abondants souvenirs. J'ai étudié l'Anglais, l'allemand et l'espagnol depuis, avec cette facilité qu'ont nos voisins luxembourgeois. Je suis médecin et j'ai enseigné la Biologie moléculaire dans plusieurs universités et en plusieurs langues. Emérite, je fais de la linguistique pour mon plaisir. Parce que cela ne me procure aucun plaisir, j'ai toujours refusé d'écrire les sons et d'étudier les listes de verbes irréguliers des dialectes. Je suis paresseux, mais je me prend comme je suis. Lorsque j'écris en arlonais, j'utilise une manière que "je crois" allemande.

A l'époque de la rédaction de la Grammatik de Bertrang, l'arlonais et le luxembourgeois étaient des langages oraux. Plusieurs personnes se réunirent pour rédiger un recueil de mots et d'expressions locales luxembourgeoises. Dans la liste des personnes qui rédigèrent le Wortenbuch der Luxemburger Mundart en 1906, il y a principalement des luxembourgeois, mais il y a aussi des belges de l'Arelerland. L'écriture des sons s'y fit de façon plus ou moins habituelle, mais pour indiquer la longueur des voyelles, ils utilisèrent les accents. On peut donc facilement différencier longues et brèves. En utilisant le dictionnaire qu'ils ont écrit, j'ait calculé que les mots du vocabulaire de l'époque sont identiques dans les 2 dialectes. C'est la première fois que cette identité fut mesurée de manière quasi quantitative. Voue me direz avec raison que le travail de Bertrang date d'une époque où les statistiques balbutiaient. Ma conclusion balbutie donc aussi !

Je fis un abondant usage de ce dictionnaire. Il fut mis à notre disposition et présenté de manière très pratique sur http://infolux.uni.lu/worterbucher/ par le Professeur Dr Peter Gilles de l'Université de Luxembourg. Le recueil intitulé "Wörtenbuch der Luxembourgischen Mundart, date de 1906, un peu après la thèse de Doctorat de A. Bertrang. Je l'ai référencé fréquemment sous l'intitulé: WLM.

Je n'aime pas non plus les mots "langue morte" ou "langue en cours de réanimation". Vous me direz que cela fait plus médical, à quoi je répondrai que je suis pensionné. Par ailleurs s'il faut faire du sentiment il faudrait parler allemand ... suivant en cela l'exemple de nos voisins luxembourgeois. L'Allemagne est un pays très beau et très dynamique ! De plus les gens sont là-bas beaucoup plus accueillants. Naturellement on peut aussi se suicider en flamand ...


Aborder le livre de Bertrang

La Grammatik de Bertrang fut rédigée à une époque où les arlonais étudiaient l'allemand à l'école et connaissaient tous le patois. Maintenant, le patois est mort. Les arlonais étudient l'Anglais et le français (très mal). Il faut donc combler le fossé et permette à tous d'accéder au texte de Bertrang qui est en Allemand.

Lorsque j'écris que le livre est en allemand, j'oublie de préciser en allemand de 1900, ce qui signifie que certains mots ne sont plus dans les dictionnaires et que certaines tournures de phrase ne sont plus utilisées. Dans les deux dictionnaires que j'ai mentionné, il y a des forums et dans ces forums il y a des linguistes très gentils, qui répondent le jour même à vos questions. Beaucoup d'entre vous savent d'ailleurs que quand on ne connaît pas quelque chose, on peut utiliser les moteurs de recherche.

J'ai d'abord photocopié les pages du livre et après les avoir allègées (grâce à PhotoShop), je les ai placées sur Internet. Le site fut essentiellement fréquenté par des linguistes allemands. Le texte fut repris par l'Université de Luxembourg qui en fit un pdf de trés bonne tenue. Moi-même, je n'avais jamais étudié ce manuel, le sentant rébarbatif. Ce fut une erreur, il fallait commencer ... Pensionné, j'ai décidé de le publier en html 5.00, Css et JavaScript (et ce faisant d'étudier ces trois systèmes) ...

Et j'ai bien fait. Pour le publier, je dus aussi perfectionner mon allemand, m'exercer sur tous ces caracactères phonétiques et les transformer en caractères utilisables par les navigateurs de nos ordinateurs (browsers). je transfère progressivement mon travail sur un site qui contenait mes cours théoriques et pratiques de Génétique moléculaire (d'où le nom de genemol.org). Si je n'ai pas change le titre, c'est parce que je ne sais pas comment m'y prendre). J'arrêterai le travail le jour de ma mort: comme je ne connais ni le jour ni l'heure, je ne vous dirai pas quand (en lisant mes citations vous devinez dans quel type d'institution je travaillais). Je rappelle à ceux que cela intéresse que tout sur mon travail est exempt de droits et mis à la disposition de tous (même la génétique moléculaire, car pour éviter l'Alzeimer galopant, je fais travailler mon ciboulot et je me tiens à jour).

Si vous désirez copier les textes, procédez comme suit (même pour les signes phonétiques). Grâce au menu de votre navigateur (browser), ouvrez la page contenant le "code source". Sélectionnez puis copiez ce code. Collez le dans un site du type: http://www.unicodetools.com/unicode/convert-to-html.php, en utilisant la page mentionnée "Online UTF-8 Converter" (dans le rectangle brun, sous le rectangle vert)". La traduction est immédiate. Copiez et collez dans votre traitement le texte l'une des deux traductions ainsi obtenue. Faites de même pour chaque page html.

J'écrivais à l'instant que je trouvais le texte de Bertrang trop rébarbatif. Je n'avais en effet aucune notion de ce qu'était la grammaire d'une langue orale. Les grammaires qui me procurèrent un doux sommeil pendant ma scolarité étudiaient des langues écrites ...


La grammaire d'une langue orale

J'avais oublié que l'arlonais était un langage oral. Une langue orale est un ensemble de bruits (ou de sons) organisés pour qu'en les utilisant, les gens puissent communiquer. J'avais oublié que dans nos cultures, un mot n'est qu'un ensemble de bruits, des bruits que la population connaît bien et qu'elle utilise pour exprimer ceci ou cela. La grammaire d'une langue orale est donc l'organisation des bruits qu'utilisaient ses locuteurs.

Il n'y avait pas d'école, on apprenait à parler à domicile et en rue. Les parents et les voisins enseignaient et le vocabulaire et la grammaire. L'enseignement a fonctionné ainsi pendant des siècles ... Les conquistadors espagnols ne savaient ni lire, ni écrire, ni calculer: ils venaient simplement apporter "leur civilisation"...

En voyant tous les signes "cabalistiques" utilisés pour étudier les sons, j'ai immédiatement refermé le livre, effrayé.

Je n'écrirai rien sur les langues dans les quelles on écrit des idées et non des sons. Cela compliquerait notre propos. En effet dans ces langues, on échange des idées par écrit et des sons par oral ... De plus il existe des sytèmes mixtes. Les Mayas utilisaient, non pas un alphabet, mais un syllabet.

Après plusieurs mois, je me suis enhardi et j'ai à nouveau ouvert courageusement cette Grammatik. J'y ai trouvé une description anatomique des organes qui servent à produire des sons (enfin, pas tous ...), J'y ai aussi trouvé une étude du fonctionnement (de la physiologie) des ces organes. j'ai lu le tout de façon très superficielle, ne pensant pas que cela pouvait servir à comprendre la genèse des Umlaut par exemple. Un autre truc pour me dégoûter ...

Les langues écrites sont des langues orales dont on a écrit les sons. Bertrang a choisi des signes phonétiques, choisissant un signe pour chaque bruit qu'il entendait: il a simplement classé les bruits. Le premier classement séparait les voyelles des consonnes. il fit des tas, le premier tas contenant tous les mots contenant le son a. Il a aussi inventé des signes propres aux sons rencontrés à Arlon [ α ] par exemple. Normalement votre navigateur devrait écrire alpha, je dis bien devrait ... Aucun des miens ne le fait ! Je pense que c'est un problème UTF-8.

Bertrang a rapidement découvert l'existence de voyelles longues et d'autres brèves. Ainsi, il a par exemple découvert des mots contenant des a courts et des a longs ... des e courts... etc. Il a classé les mots contenant des voyelles courtes: il a fait des sous-tas de "a"... puis il a fait de même pour les autres voyelles etc.

Si les francophones font rarement une différence entre une voyelle courte et une longue, il n'en est pas de même avec les langues germaniques. En Allemand, par exemple, il faut faire une différence nette entre les deux. Les francophones sont souvent incompris parce qu'ils ne marquent pas nettement cette différence (par exemple entre "die Höhle" et "die Hölle").

Les consonnes forment des syllabes avec les voyelles. Une syllabes est fermées (geschlossen), quand il y a des consonnes devant et derrière la voyelle. Elle est ouverte (offen) quand les consonnes sont toutes devant la voyelle. Bertrang remarqua sûrement qu'il y avait un problème du côté de la longueur des consonnes, les uns, dont je suis, pensant qu'il n'y a qu'une seule longueur. Ainsi, Le "m" a la même longueur dans Cômes et comme, ce qui change c'est la longueur du son "o" (c'est pour exprimer cela qu'en français on met parfois un accent circonflexe sur le o). D"autres pensent qu'il y a une différence et ils ont décidé d' ecrire "comme" (avec deux m) sans pensez que répéter le "m" était une sorte de bégaiement. Sans prendre position, Bertrang a simplement souligné les consonnes qui lui paraissaient plus longues (m). On pratique de même dans le dictionnaire luxembourgeois que j'ai déjà mentionné. On écrit donc m ,n et l.

Enfin, Bertrang i s'est rendu compte des similitudes et des différences entre ses classifications et celles d'un langage germanique trés ancien, le Westgemanisch, l'ancêtre des langues germanique de l'Ouest de l'Allemagne. sa grammaire est donc plus qu'un simple énoncé de règles, elle est aussi la preuve de l'exactitude de ces règles. En gros pour chaque lettre qui varie, il y a des séries de mots qui ont varié, puis la liste des exceptions.

Dans les chapitres qui suivent, viennent les choses que l'on traite habituellement dans les grammaires. Ici cependant, on ne trouve pas ces choses inutiles qui peuplent les autres grammaires, comme certains subjonctifs et prétérit, pour ne conserver que les choses utilisées habituellement. Le livre ce termine avec un lexique écrit lui aussi en caractères phonétiques.

Le livre est intéressant en-soi. Comme je l'ai signalé, il manque une étude statistique sérieuse ...

Nous devons féliciter pour leur courage et Bertrang et l'Imprimeur ...


Les couleurs utilisées pour cette réédition

les encadrés jaunes et verts contiennent les textes de Bertrang. les caractères italiques gris (sur lond jaune) et roses (sur fond vert) contiennent les racines et les comparaison. J'y ai ajouté les description WLM en luxembourgeois de l'époque: Vous pouvez ainsi vérifier lidentité entre les deux patois. WLM ou wlm: signifie Wörtenbuch der Luxembourger Mundart 1906.

J'ai ajouté les expressions écrites en italique rouge. Elles sont preque toujours accompagnées d'une traduction allemande. Elles proviennent toutes du WLM. Elles peuvent servir aux personnes agées ... dont je suis !

Les encadrés rouges donnent les numéros des pages et le résumé de la section (faites vos résumes avant de commencer un chapitre, c'est ainsi que j'a commencé à jouer)

Les ecadré verts contiennent les remarques.

les ancadré bleu contiennent nos plans, remarques et additions (parfois des explications).

J'ai pris des couleurs très vives parce que j'aime ce qui est criard..

Quelques détails

Bertrang considère que les sons de l'arlonais dérivent du West Germanisch, une langue morte, mais en voie de reconstruction, une langue hypothétique dont dériverait les langues de l'ouest de l'allemagne. On reconstruit cette langue à partir d'anciens documents.

Wg age ---- > Ar. [ o: ] veut dire: Le son "age" en westgermanish donne le son o long (o:) en arlonais.
Wg age < --- Ar. [ o: ] Le son "age" en Westgarmanique age, provenant du son Arlonais [ o: ] ... Umlaut Ar. [ o: ] --- > [ œ ] ... (le i-Umlaut du son Arlonais "o long" est [ œ ] ...

Beaucoup de mots allemands sont constitués à partir d'une syllabe souche contenant une voyelle et une ou plusieurs consonnes. Une syllabe est dite ouverte (offen) quand elle se termine par cette voyelle, et fermée (geschlossene) quand une consonne la termine. L'arlonais séparait souvent les syllabes par un arrêt glottique, heureusement, car il n'est pas pas toujours facile de reconnaître une syllabe dans une langue germanique: on se perd dans les consonnes. Or on doit reconnaître les syllabes pour savoir où placer les accents.

Le signe +

Ce signe est situé entre le mot en caractéres phonétiques et sa racine. Il signifie que le mot en Arlonais est identique au mot luxembourgeois utilisé à cette époque.

L'arlonais fut de tous temps in langage oral. Si on dit telle chose, il faut l'écrire comme on la proconce Dans un langage écrit, on dit qu'une chose se dit de telle ou telle façon, parcequ'elle s'écrit de telle ou telle faćon (enfin on devait). Le luxembourgeois disait jadis Dueref l'écrivait ainsi. Maintenant on doit dire; Duerf, parcequ'un arrêté de loi le dicte. La Belgique ne dépendant pas du Luxembourg on doit se sentir libre de ne pas obéir à leurs lois et contnuer à dire Dueref, Kueref arem et Kniptchen. A celui qui vous dit que les deux Mundart sont identique, vous demandez de prouver ce qu'il affirme (causer c'est bien, mais prover c'est mieux). Si quelqu'un vous dit qu'il n'y a pas de t ou qu'il y a deux p à Kniptchen, vous lui rappelez que la linguistique est une science et que les sciences ont leurs règles (elle aussi ?). Si les gens prononcent t dans Kniptchen, peu importe ce qu'en pensent les linguistes, il faut écrire t !

La retranscription du texte de Bertang me prend un temps considérable. Malgré l'aide d'ordinateurs puissants et de plusieurs programmes OnLine. Je transris en moyenne une page par jour et il y en a 450. Je suis un des seuls à avoir mesuré le travail énorme réalisé par cet l'homme, et je reste plein d'admiration ... Je réalise donc très progressivement cette transcripton.

Le I-Umlaut

1. Position du problème:

Les voyelle a, o et u (ou) sont élaborées au fond de la bouche. Le i, lui est émis très en avant. Or, les langues allemandes qui se sont succédées, sont toutes des langues à déclinaisons, soit des langues à suffixe. Certains suffixes contenaient un i. Imaginons donc un mot monosyllabique, dont la voyelle est a. Ajoutons-lui maintenant une seconde syllabe (un suffixe), en i. Il faut prononcer successivement une première syllabe contenant la voyelle a, puis immédiatement après, la seconde syllabe dont la voyelle est un i. Mais voilà, le a est élaboré au fond de la bouche et le i devant. Ce fut sans douteconsidéré comme fatigant.

2. Umlaut et élaboration des voyelles

La paresse aidant, le locuteur choisit des positions intermédiaires entre le fond de la bouche et le lieu d'élaboration du i. Il passait ainsi avec moins d'effort de ce lieu vers le i. Il "choisit" donc 3 sons qu'il jugeait équivalents à a, o et ou, soit è, eu et o.

En prononçant successivement les sons "a" et "i" évaluez le problème. Essayez de mesurer la distance entre le lieu d'élaboration du son a et celui du son i. Maintenant prononcez è et mesurez la différence: le a est élaboré dans le fond de la bouche, le i en avant et le è dand le plafond du palais, soit deux fois moins loin.

Le francophone est tout aussi courageux. Au lieu de dire "ayant", il prononce "èyant". Il baptize du nom pompeux d'euphonie ce genre de paresse.

Devant un suffixe contenant un i, le a fut prononcé ---> è, le o ---> eu et le ou ---> u. Remarquons que ces 3 nouvelles voyelles ne correspondaient à aucunes de celles utilisées par les langues germaniques elles sont élaborées plus en avant que les voyelles traditionnelles. Cette "création" est donc d'une sorte de création par "paresse créatrice". On donna à cette modification de son des voyelles pour prononcer le i, le nom de i-Umlaut (en allemand, les noms s'écrivent avec un majuscule). Il existe d'autres Umlaut que le i-Umlaut. Pour écrire le è, eu et u ainsi émis, on choisit les lettres ä, ö et ü.

Le suffixe contenant le i disparut avec le temps, mais la transformation subsista (der Mann, die Männer, der Bruder, die Brüder; etc.

D'autre langues furent aussi affectées par le phénomène, ainsi les couples "tooth-theeth", "foot-feet", "goose-geese" ... de l'Anglais proviennent d'un Umlaut (l'Anglais est une langue d'origine germanique). Dans les 3 cas cités, ee se prononce i. Tout ceci est certainement intéressant, mais nous éloigne de notre travail. Retenons que l'Umlaut que nous étudierons plus loin est le i-Umlaut, c'est à dire les modifications de son introduite par les suffixes en i. Retenons aussi qu'il ne faut pas confondre Umlaut et Ablaut.

3. Umlaut et Internet:
Le problème s'est compliqué avec la naissance de l'internet. Les signes utilisés par l'Internet sont les signes anglais courant. Les signes accentués ne peuvent pas être utilisés. Les signes non reconnus, accentués et autres doivent être corrigés pour être reconnus par les navigateurs. On utilise pour ce faire un site de correction, soit le site: http://www.unicodetools.com/unicode/convert-to-html.php, qui permet une conversion rapide (un simple "copier-coller) en caractères reconnus (UTF-8). Un mot comme Törnich doit être corrigé. On peut aussi utiliser la nomenclature due passé: ae oe et ue sont les Umlaut de a, o et u.
Pour éviter les problèmes avec internet; au lieu de Törnich on écrit Toernich. Depuis belle lurette, les allemands ont remplacé ä, ö et ü par ae, oe et ue. Dautres signes phonétiques sont aussi être transformés en signes UTF-8 par http://www.unicodetools.com/unicode/convert-to-html.php, par exemple, les signes phonétiques utilisé dans ces pages.

4. l'Umlaut à Arlon:
L'arlonais contient aussi des Umlaut, mais les sons sont modifieés différement. Ainsi par exemple l'Umlaut de u devint "parfois" i (ceci existe dans d'autres dialectes germaniques). A Arlon on disait Mill pour moulin. Pour dire une petite colline on dit une Knip-t-chen et pas Knuptchen. Le diminutif (Knip-t-chen) implique l'Umlaut suivi de l'addition du suffixe "tchen". Le mot est donc devenu disyllabique.

L'accent tonique arlonais et les déclinaisons

L'accent tonique arlonais portait sur la première syllabe; comme souvent dans les langues germaniques. Cet accent était très marqué. Cet accent était aussi utilisé également pour parler le français: L'ARlonais ACH'tait des PILlules chez le PHArmacien BARnich. Il découpait aussi beaucoup de mots en syllabes. Entre les syllabes, il effectuait un arrêt respiratoire brutal appelé "arrêt glottique". Ainsi il disait; Grouss'Gas (Grand-rue), Hetche' Gas (Hetchegas), Saint Mar'tin. Le nominatif et le génitif avaient été supprimé des déclinaisons. On devait donc se débrouiller soit avec les prépositions (comme en franćais), soit avec le datif pour remplacer le génitif. On remplaça le nominatifs par l'accusatif, ce qui n'était une perte que pour le nominatif masculin singulier, en allemand. J'ai une fois entendu ceci dans la Hetche'Gas: "De l'Ugeaine, la fille se marie samedi matin à Saint Donat". C'était la façon locale de contourner l'absence de génitif. L'enseignment du français et de l'allemand réalisé depuis 1840 ne portèrent guère de fruits le patois résistait et le français était très rugueux ... On commençait une phrase dans une langue pour la continuer dans l'autre puis revenir à la première ... Je pense qu'il y avait dec choses plus facile ą décrire dans une langue que dans l'autre.

Certains disent qu'un vrai polyglotte, c'est quelqu'un qui ne parle aucune langue correctement. On pourrait penser que l'immersion se termine toujours par la noyade.

Signes phonétiques allemands: voyelles et diphtongues

5.4. Die Vokale der deutschen Standardvarietät

5.4.1. Monophthonge (Einzelvokale)

Deutsche Phonetik, Eine Einführung, Koloman Brenner, Balázs Huszka, Csaba Werk-Marinkás, Budapest – Veszprém, 2006 (pdf)
L'œuvre se trouve OnLine, et vous pouvez la décharger, mais avant de décharger un pdf il faut comprendre un peu d'allemand. Apprendre l'allemand n'est pas mortel !



[ i : ]
Das lange geschlossene [ i : ] wird durch die Grapheme (i), (ie), (ieh), wie beispielsweise in "Igel", "Dieb" und "Vieh"und seltener, vor allem in Namen, durch (y) bezeichnet.
[ i ]
Das kurze geschlossene [ i ] wird durch das Graphem (i) in Fremdwörtern und einigen Lehnwörtern bezeichnet, wie beispielsweise in "Titan".
[ ɪ ]
Das kurze offene [ ɪ ] wird durch das Graphem (i) bezeichnet, wie beispielsweise in "mit".


[ e : ] [ e : ] wird durch die Grapheme (e), (ee), (eh) in betonter Position im An-, In- und Auslaut bezeichnet, wie beispielsweise in ewig, leer und mehr. Nach der Phonationspause wird es gewöhnlich mit hartem Glottisschlag neu ei?Das kurze [ e ] wird durch das Graphem (e) in unbetonter Position eingedeutschter Wörter im An- und Inlaut vor dem akzentuierten Vokal bezeichnet, wie beispielsweise in "Egoist".
[ ɛ : ]
Das lange offene [ ɛ : ] wird durch die Grapheme <ä>, <äh>, wie beispielsweise in Bär und während (in aus dem Französischen entlehnten Wörtern auch durch , ) bezeichnet, das nur in der nördlich geprägten deutschen Standardsprache realisiert wird.
[ ɛ ]
Das kurze [ ɛ ] wird durch die Grapheme (e), (ä) bezeichnet, wie beispielsweise in eng und lässt.

[ y : ] Das lange geschlossene [ y: ] wird durch die Grapheme (ü); [ y ] Das kurze geschlossene [ y ] wird durch die Grapheme (y) und (ü) in unbetonten Silben deutscher und eingedeutschter Wörter (in französischen Lehnwörtern auch durch (u), z.B. Guyenne bezeichnet, wie beispielsweisein Physik und überzeugen. [ ʏ ] Das kurze offene [ ʏ ] wird durch die Grapheme (ü) und (y) bezeichnet, wie beispielsweise in üppig und Ägypten. Das [ʏ] ist im An- und Inlaut Bauelement des Lautkörpers des Sprachzeichens.

[ ø : ]
Das lange geschlossene [ ø : ] wird durch die Grapheme (ö), (oe), ((i)eu) bezeichnet, wie beispielsweise in Öl, Goethe und Friseur.
[ ø ]
Das kurze geschlossene [ø ] wird durch das Graphem (ö) bezeichnet, wie beispielsweise in Ökonom., (üh), (y), (ui) in betonten Silben bezeichnet, wie beispielsweise in Tür, kühl, Mythos und Duisburg. Es ist im An-, bzw. im Inlaut Bauelement des Lautkörpers des Sprachzeichens (in französischen Entlehnungen bei Schreibung von (u) und (ue) auch auslautend möglich).
[ œ ]
Das kurze offene [ œ ] wird durch das Graphem (ö) bezeichnet, wie beispielsweise in zwölf.

[ a : ]
Das [ a : ] wird durch die Grapheme (a), (aa), (ah) im An-, In- und Auslaut bezeichnet, wie beispielsweise in Rat, Paar und Zahn.

[ a ]
Das [a] wird durch das Graphem (a) im An- und im Inlaut bezeichnet, wie beispielsweise in Acker.

[ u : ]
Das [ u : ] wird durch die Grapheme (u), (uh) (seltener , ) im An-,In- und Auslaut bezeichnet, wie beispielsweise in gut und fuhr.
[ u ]
Das [ u ] wird durch das Graphem (u) im Anlaut und vor einem akzentuierten Vokal im Inlaut bezeichnet, wie beispielsweise in Kusine.
[ ʊ ]
Das [ ʊ ] wird durch das Graphem (u) im An- und Inlaut in betonten geschlossenen? Silben bezeichnet, wie beispielsweise in Bund.

[ o : ]
Das [ o : ] wird durch die Grapheme (o), (oo), (oh) (in Eigennamen auch durch (oe), (oi), bzw. (ow)>) im An-, In- und im Auslaut bezeichnet, wie beispielsweise in Hof, Boot und wohl.
[ o ]
Das [ o ] wird durch das Graphem (o) im An- und Inlaut vorwiegend eingedeutschterWörter in unbetonter Position bezeichnet, wie beispielsweise in Lokal.
[ ɔ ]
Das [ ɔ ] wird durch das Graphem (o) im An- und Inlaut in geschlossenen Silben bezeichnet, wie beispielsweise in voll.

5.4.2. Reduktionsvokale

[ ə ]
Das [ ə ] wird durch das Graphem in den unbetonten Präfixen (be), (ge-) sowie in unbetonter Position hinter dem akzenttragenden Vokal. bezeichnet.
Das [ ɐ ] wird durch das Graphem nach dem kurzen, unbetonten bezeichnet.In diesem Fall ist [ ? ] silbisch, wie beispielsweise in Maler ['ma:lɐ].

5.4.3. Diphthonge

[ a͡ʊ ]
Der schließende Diphthong [ a͡ʊ ] wird durch das Graphem (au), wie beispielsweisein auf, bezeichnet, der im An-, In- und Auslaut meistens in betonter.[ a?? ] Position vorkommt.
[ a͡ɪ ]
Der schließende Diphthong [ [a͡ɪ ] wird durch die Grapheme (ei), (a), (ey), (ay), wie beispielsweise in eins, Mai, Meyer und Bayer, bezeichnet, der im An-, In- und Auslaut, in der Regel in betonter Position vorkommt.
[ ɔ͡ɪ? ]
Der schließende Diphthong [ ɔ͡ɪ? ] wird durch die Grapheme ((eu), (äu),(oi), (oy), wie beispielsweise in Äußerung und Eule, bezeichnet, der im An-, In und Auslaut vorkommt;

vicaire@sjbw.be http://chantnouveau.fr/